Dinner in Paris

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Dinner in Paris, c’est koa ?

C’est un jeu du studio Funny Fox (distribué par Gigamic) qui nous emmène sur une nouvelle place de Paris, construire des restaurants ainsi que leurs terrasses.

C’est un jeu des Trolls Associés illustré par Alain Boyer pour 2 à 4 joueurs à partir de 10 ans et des parties d’environ une heure.

En ces périodes de confinement, Dinner in Paris nous ramène aux bons souvenirs Parisiens de ces places de restaurants bondées entre leurs orchestres et leurs pigeons. Sous ces airs colorés et gentillet, il cache un jeu de placement et de course plutôt méchant.

Comment on joue ?

Chaque joueur aura un plateau personnel qui représentera son avancement dans la partie. Autant d’un point de vue monnaie en préciser sa capacité de dépense chaque tour, qu’en proposant 3 groupes de restaurants suivant leur taille que nous pourrons placer en dépensant les aliments correspondant.

Chaque restaurant pourra rapportera des points de victoires en fin de partie ou augmenter notre capacité de dépense chaque tour.

Chaque groupe de restaurants de notre plateau personnel possède aussi les terrasses qui pourront être mis en place devant nos restaurants. Les terrasses s’achèterons avec de l’argent et seront positionnées devant nos restaurants ou adjacent à une terrasse déjà posée par nos soins sur un restaurant du même groupe. Nous les enlèverons de notre plateau personnel à chaque achat, de gauche à droite, et elles libéreront points de victoire ou des bonus augmentant notre argent disponible.

Les bâtiments sont en nombre limités et seront positionnés autour de la place du plateau de jeu en fonction du nombre de joueurs.

Les placements des bâtiments et des terrasses seront positionnés par tes soins généralement en fonction d’objectifs, soit global pour la partie avec des objectifs de majorités, soit public ou privée en fonction des cartes objectifs piochés en début de partie. Chaque joueur s’en verra attribuer deux, une qu’il gardera en main privée, l’autre qu’il placera sur le plateau, devenant un objectif partagé dont seul profitera le premier joueur à le réussir.

Les joueurs jouent tour à tour et doivent d’abord piocher une carte ingrédient (qui servira majoritairement à construire de nouveaux restaurants ou à augmenter temporairement notre capacité de dépense), puis réaliser deux actions parmi quatre :

  • Piocher une carte ingrédient
  • Construire et placer un restaurant
  • Construire des terrasses (ne peut être réalisé qu’une fois par tour)
  • Valider un objectif privé ou public

Les parents, vous en pensez koa ?

Dinner in Paris impressionne tout d’abord par son design et son matériel. La boite est sublime et déborde presque ! Entre l’énorme plateau recto/verso (une face 2 joueurs, une autre 3/4 joueurs), les planches à dépuncher et les nombreux bâtiments plus autocollants à préparer avant la première partie, ne comptes pas jouer immédiatement dès l’ouverture ! Chaque joueur aura en plus un plateau double épaisseur bien pratique. On regrette simplement le format des cartes à dépuncher moins agréable à pratiquer et les terrasses un peu fine et bien pénible lors de la mise en place, mais le reste est de très grande qualité et participe fortement au plaisir de jeu.

Dans Dinner in Paris, il faudra gérer tout d’abord ses cartes ressources. Une ressource est piochée en début de tour, et les deux autres actions pourront servir à compléter sa main. L’objectif étant de réaliser une combinaison d’ingrédients permettant de construire l’un des fameux restaurants du jeu, de la baraque à frite qui n’augmente pas sa manne financière mais rapporte tout de même deux points de victoires en fin de partie à l’énorme restaurant gastronomique. Une mécanique qui rappelle un peu les Aventuriers du Rail et peut faire facilement une transition pour les habitués de ce grand classique.

En plus de la construction de bâtiments, l’argent gagné servira à placer des terrasses devant ces restaurants. Et c’est là que la bataille fera rage puisque les terrasses serviront soit à atteindre des objectifs publiques ou privés, voir des majorités de fin de partie, soit à aller recouvrir des cases pigeons pour obtenir des cartes bonus. Le combat sera sans pitié et il faudra jouer avec les contraintes de poses pour tenter de réaliser certains objectifs, mais aussi empêcher les adversaires de faire de même. Certaines cartes Pigeons étant de plus diabolique et permettront de recouvrir certaines terrasses adverses ! Ça ne ressemble plus à grand-chose en fin de partie et heureusement que dans la réalité, la construction des terrasses ne se passe pas de la même manière, mais c’est très drôle à jouer ! Le thème est en tout cas très bien intégré au jeu et rend l’expérience vraiment originale.

L’interaction est donc assez forte. Que cela soit sur le placement des terrasses, mais aussi sur les objectifs, puisque seul le premier à réaliser un objectif public pourra marquer les points, et que chaque objectif pioché devra soit être gardé et réalisé sous peine de perdre les points, soit laissé sur le plateau en ouvrant l’opportunité aux autres joueurs de les réaliser à ta place ! Les majorités de fin de partie continueront à pousser cette interactivité dans les retranchements car chaque partie sera jouée avec trois majorités à gérer qui rapporteront des points aux joueurs étant majoritaire en fin de partie. Dinner in Paris a en plus le mérite de très bien fonctionner peu importe le nombre de joueurs avec l’adaptation du plateau en fonction de la configuration.

Le jeu est aussi une gigantesque course. Les bâtiments étant en nombre limités, il ne faudra pas trop trainer à les construire ! Le plateau va aussi très vite se remplir et les adversaires ne s’empêcheront pas de placer leurs terrasses devant tes bâtiments si tu les laisses faire. La fin du jeu est aussi définie en fonction du nombre de bâtiments construit permettant à un joueur le décidant de mettre fin à la partie, en construisant le bâtiment amenant à la limite de fin de partie. Pas forcément quelque chose qu’on apprécie, car cela force à compter régulièrement le nombre de bâtiments en jeu et casse un peu la fluidité de l’ensemble. Mais à contrario, cela permet à chacun de contrôler quand clôturer la partie suivant le scoring.

Dinner In Paris est donc un chouette mélange de mécanique (gestion de main, réalisation d’objectif, course, placement de terrasses …) très bien ficelé et plaisant à jouer, avec un matériel qui ne laisse pas indifférent et une interaction bien chafouine qui va faire crisser des dents ! On valide !

Les enfants, vous en pensez koa ?

Célya Sympa
Célya (13 ans)

J’aime Dinner in Paris déjà parce que niveau design on imagine bien une place de Paris avec des restaurants en relief et les terrasses. On essaye tous d’être le premier à construire le plus gros restaurant qui est le restaurant gastronomique mais c’est souvent mon petit frère qui gagne la course ! Et pis j’aime beaucoup aussi les objectifs de placement des terrasses car des fois on pioche un nouvel objectif et si on a bien rempli nos terrasses il peut déjà être valide. Par contre j’aime moins le fait que l’on puisse écraser les terrasses des autres (surtout les miennes !).


Kylian ➡️Adore
Kylian (10 ans)

J’aime bien Dinner in Paris car c’est compliqué de trouver la bonne stratégie et quels restaurants prendre. Les gros restaurants rapportent beaucoup plus de revenus chaque tour mais coutent beaucoup plus d’ingrédients et ont des terrasses qui coutent plus cher. J’aime bien la Friterie car avec pas mal de pièces, on peut se déployer de partout avec nos terrasses pas chères pour faire les objectifs. J’adore la carte Pigeon qui permet d’écraser les terrasses des autres. Ma stratégie c’est d’essayer de vite prendre le restaurant Gastronomique pour avoir vite plein de pièces et beaucoup de points en fin de partie.

Au final, on en pense koa ?

Une belle interaction de placement avec les objectifs et les terrasses.
Le matériel avec les figurines bâtiments et les plateaux double épaisseur.
Une interaction forte et agréable (et pourtant, nous sommes vite chatouilleux ici).
La guerre des terrasses combinée aux objectifs privés et publics.

Le matériel utilisé pour les cartes assez étrange.
La fin de partie au nombre de bâtiments posés.
Mise en place un peu pénible avec les terrasses à placer sur son plateau personnel.

2 à 4 joueurs
1h
10 ans et +

A découvrir

Chez Gigamic