Lama

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LAMA, c’est koa ?

LAMA, (LÂche ta MAin) c’est la petite nouveauté dans le format des boites métalliques qu’on aime beaucoup de chez Gigamic.

C’est un jeu de cartes et de défausse qu’on attendait beaucoup pour plusieurs raisons : déjà parce que c’est le nouveau jeu d’un auteur très prolifique Reiner Knizia qui a réalisé quelques-uns des jeux simple mais addictif que l’on aime bien (Detrak, Kariba, Schotten-Totten, …) ou même des jeux pour petits (Kang-A-Roo) mais aussi parce que LAMA a été nommé au Spiel De Jahres en 2019 (même s’il n’a pas gagné).

Forcément, cela intrigue. Au départ, LAMA se rapproche d’un grand classique du jeu de carte : le UNO.
Le matériel est minimaliste avec des cartes numérotées de 1 à 6 et une 7ème carte de Lama (qu’on peut associer à un « 7 ou 0 »). Chacune en 8 exemplaires, soit 56 cartes. Et aussi 70 jetons blanc et noir pour la gestion des scores.

L’objectif dans LAMA ? Avoir le moins de points possible.

Comment on joue ?

Pour jouer, c’est très simple. On distribue 6 cartes à chaque joueur. On révèle la première carte de la pioche. Chaque joueur devra à son tour faire une des trois actions suivantes :

  • Jouer une carte par dessus la précédente : Soit de même valeur, soit de valeur immédiatement supérieure. Si un 1 est présent, il faut jouer un 1 ou un 2. Si un 6 est présent, un 6 ou un Lama. Si un Lama, un Lama ou un 1 …
  • Piocher une carte.
  • Se coucher.

Si on se couche, on est dehors pour cette manche, et les autres joueurs continuerons à jouer. Si un joueur se retrouve seul dans une manche, il peut continuer, mais n’a plus le droit de piocher. Si un joueur joue sa dernière carte ou si tous les joueurs sont couchés, la manche s’arrête et on compte les points de chacun.

Pour compter les points, il suffit de compter chaque valeur dans nos mains de manière unique. Même si on possède trois cartes 6, cela comptera pour 6 points uniquement. Mais attention, s’il te reste un lama (ou plus), c’est 10 points !

Les points sont obtenus par des jetons blancs (de valeur 1) et des jetons noirs (de valeur 10). Dès qu’on a 10 points, on transforme les 10 jetons blancs par un jeton noir.

Pourquoi c’est important et intéressant ? Parce qu’à chaque manche remportée, on peut défausser un de ses jetons précédemment gagné. Autant te dire qu’on préfère avoir un noir à dépenser qui vaut 10 points plutôt qu’un tout petit blanc qui n’en vaut qu’un 🙂

Dès qu’un joueur atteint les 40 points, le joueur avec le moins de points l’emporte.

Pour les enfants :

LAMA. fait partie de ses jeux assez facile et qui plaisent sans trop de problèmes aux plus jeunes. Un peu dans la lignée des Uno, Lobo 77 et autres jeux de cartes et de défausse accessible. Il peut facilement être joué sans trop de stratégie puisque le hasard est assez présent.

Il faudra toutefois être capable d’abandonner une manche, en se couchant afin d’éviter de se retrouver avec trop de points à la fin de la manche. C’est une partie stratégique du jeu assez intéressante, mais pas forcément évidente pour les plus jeunes. Il y a donc une notion de Stop ou Encore et de prise de risque à mesurer. Ça n’est pas forcément courant qu’on puisse « abandonner » volontairement dans les jeux, et c’est cette petite originalité qu’on aime bien ici.

On le recommande facilement dès 6 ans. Le jeu permettra en plus d’apprendre aux plus jeunes à convertir 10 blancs en un jeton noir 😀.

Les parents, vous en pensez koa ?

Étonnant que ce petit LAMA. Étonnant de par sa simplicité ce qui rend sa nomination au Spiel assez intrigante au premier abord. C’est un jeu de carte et de défausse très simple, rempli de hasard, mais vraiment efficace et qui fait mouche à chaque partie. N’est-ce pas cette simplicité, cette efficacité, et justement son accessibilité que le Jury a voulu récompenser ? Surement, tant LAMA fait partie de ces jeux qu’on explique en 30 secondes et dont on enchaîne les parties sans se lasser.

Ce jeu cache un peu de profondeur derrière son apparence de Uno Like. Et c’est intéressant de voir le jeu évoluer au fur et à mesure des tours, car il va falloir constamment s’adapter afin d’essayer de comprendre le rythme de la manche et des joueurs. Le moindre joueur qui se couche change le rythme du tour. Et nous seront donc constamment hésitant entre jouer la même carte que celle de la défausse, ou monter en espérant que lors du retour du tour, on sera revenu à la valeur précédente ou équivalente.

LAMA se joue de 2 à 6 joueurs mais prend tout son intérêt dès 3/4 joueurs. Il reste tout de même assez léger avec une part de hasard très importante. Tous les joueurs un peu calculateur et aimant contrôler la partie pourraient ne pas y trouver leur compte. Mais les autres, adeptes de fun et de jeu condensé, efficace et malin s’amuseront probablement beaucoup avec ce petit LAMA. Et nous sommes plutôt dans cette dernière catégorie. Si un jeu devrait remplacer le Uno, c’est bien celui-là, l’aspect « prend ça dans ta tête » en moins.

Les enfants, vous en pensez koa ?

Moi j’aime beaucoup ce jeu car déjà, il n’y a même pas 2 secondes de règles, et bien sûr, c’est HYPER simple. C’est le genre de jeu auquel on peut jouer à n’importe quel moment, ça passe tout seul ! Je trouve ça mieux d’avoir plus de jetons noirs (10 points) que de jetons blancs (5 points), car quand tu gagnes la manche, tu as la possibilité d’enlever un seul jeton, noir ou blanc. Donc imagine que tu aies 9 jetons blancs (donc 9 points) et 1 seul jeton noir (10 points), c’est plus rentable d’avoir un seul jeton pour une valeur de 10 points, que 9 jetons pour une valeur de 9 points ; car si c’est le cas et que tu gagnes la manche, tu devras enlever tes jetons un par un : 9 points, puis 8, puis 7… alors que si tu gagnes la manche mais que tu as un seul jeton noir, qui vaut certes, plus de points que 9 jetons blanc, tu pourras directement enlever cet unique jeton, et tu te retrouveras alors à 0 point.

Célya (12 ans)

C’est bien LAMA, mais je trouve ça très simple, un peu comme le Uno. Moi je préfère les jeux un peu plus compliqué. Des fois c’est embêtant, quand on décide de piocher et qu’on pioche un Lama alors qu’on en avait pas et que pour le moment on en a pas besoin. Par contre j’adore quand tu gagnes une manche et que tu peux rendre un jeton noir qui vaut 10 points. C’est bien aussi de pouvoir se coucher, même si on a plein de cartes. Car si on a plusieurs fois la même, on ne la comptera qu’une fois dans nos points.

Kylian (9 ans)

Au final, on en pense koa ?

Simple et fun.
Essayer de comprendre le rythme du tour.
La possibilité de se coucher.
Le comptage des points par valeur unique.
Pouvoir défausser un jeton (noir de préférence) quand on remporte une manche.

Part de hasard qui pourrait en refroidir certains.
Très léger malgré tout (mais c’est aussi sa force).
Pas fou à 2 joueurs.
Le rapport avec le lama ?

2 à 6 joueurs
- de 30mn
8 ans et +
Par
Reiner Knizia
Editeur
Gigamic
Illustrateur
Rey Sommerkamp, Barbara Spelger

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