WingSpan

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Wingspan, c’est koa ?

C’est déjà sans conteste le jeu qui a le plus buzzé sur ce premier trimestre 2019 ! C’est un gros jeu de plateau chez Matagot, mais aussi le dernier jeu de StoneMaier Games, plus connu pour des jeux experts comme Scythe, Charterstone et Viticulture. Crée par Elizabeth Hargrave, ce jeu de 1 à 5 joueurs pour des parties entre 40 et 90 minutes te place dans la peau d’un ornithologue devant attirer un maximum d’oiseaux dans sa volière.

La première chose qui nous met une belle claque dans Wingspan, c’est son matériel ! Le jeu est constitué de 170 cartes représentant des espèces d’oiseaux nord-américaines, d’un livret d’ornithologie en faux-cuir pour chacun des 5 joueurs, d’œufs en plastique, de jetons de cinq sortes différentes qui vont servir à attirer les différentes espèces, d’un plateau support pour la pioche et un pour les cartes, et surtout d’une mangeoire à dés en cartons 3D à construire du plus bel effet.

L’incroyable matériel de Wingspan !

Une partie de Wingspan va se dérouler en 4 manches.
Sur son plateau personnel, on remarque quatre lignes horizontales correspondant aux actions possibles :

  • Jouer un oiseau
  • Récolter de la nourriture
  • Pondre des œufs
  • Piocher des cartes

Les 3 lignes (récolter, pondre, piocher) correspondent chacune à une zone d’habitats :

  • La forêt pour la ligne de récolte
  • La prairie pour la la ligne de ponte
  • Le marais pour la ligne de pioche

Sur chacune de ses trois lignes, on pourra placer de gauche à droite des cartes oiseaux.

Nous allons démarrer la partie en choisissant 5 éléments parmi 5 cartes oiseaux piochées et une ressource des 5 types existants. Puis en choisissant une carte bonus parmi deux piochées, qui nous donnerons des objectifs de parties à réaliser pour gagner des PV.
On choisira aussi le côté du plateau Objectif. Vert pour un mode plus interactif qui donnera un objectif de majorité à chaque manche, et bleu pour un mode plus léger qui classera simplement en fonction du nombre de fois où l’objectif a été réalisé. Les objectifs te demanderont d’être le joueur avec le plus d’oiseau d’une zone d’habitat par exemple, avec le plus d’œufs sur un type de nid…

Il y a trois types de cartes oiseaux :

  • Les blanches, qui ont un pouvoir au moment de la pause (lors de l’action Jouer un oiseau)
  • Les marrons, qui ont un pouvoir d’activation (Lors d’une action correspondant à la zone d’habitat où est présent l’oiseau)
  • Les roses, qui ont un pouvoir « entre deux tours » qui s’activera lorsqu’un adversaire réalise l’action indiquée.

Chaque carte oiseau va aussi indiquer son nom, les zones d’habitats dans lesquels on peut le jouer (une ou plusieurs), le nombre d’œufs qu’il supporte, son type de nid, son envergure, un nombre de plumes correspondant aux points de victoire qu’il rapportera en fin de partie, et les ressources nécessaires pour l’attirer dans sa volière. On retrouvera aussi un texte d’ambiance expliquant les caractéristiques de l’oiseau.

Chaque joueur sera muni de ses 8 cubes pour réaliser, une action par tour en dépensant un cube sur la ligne voulue parmi les 4 actions.

Pour jouer un oiseau, il faudra placer le cube en haut de la colonne qui correspond à l’endroit de la ligne dans laquelle tu veux le jouer. Plus les colonnes vont vers la droite, plus il faudra dépenser des œufs présent sur d’autres oiseaux pour être autorisé à placer un oiseau ici. Il faudra de plus payer les ressources indiquées sur celui-ci afin de pouvoir le jouer. On ramène ensuite le cube tout à gauche de la colonne.

Les trois autres actions, vont se passer de la même manière.
Tu vas placer un cube sur la première zone disponible de la zone d’habitat correspondant à l’action que tu souhaites faire (en 2ème colonne par exemple si un oiseau est déjà présent dans cette zone d’habitat). Ceci définira donc l’action de récolte, de ponte ou de pioche que tu pourras faire.
Récolter de la nourriture te permettras de choisir un certain nombre de dés ressources présent dans la mangeoire, et peut être de pouvoir défausser une carte oiseau pour prendre une ressource supplémentaire.
L’action Pondre des œufs, de prendre le nombre d’œufs indiqué et faire si présent sur la case et si tu le souhaites l’action facultative de défausser une ressource pour récupérer un œuf supplémentaire.
Et l’action Piocher des cartes, de piocher le nombre de cartes indiquées et peut être défausser un œuf pour piocher une carte supplémentaire.

Une fois l’action de ton choix effectué, tu ramèneras le cube vers la gauche, d’oiseaux en oiseaux afin d’activer les pouvoirs de ceux comportant un pouvoir d’activation (ligne « marron »).

Ces pouvoirs te serviront à construire un moteur de jeu pour faire le maximum de points et enchainer quelques combos sympathiques. Certains te permettront de gagner des ressources de la mangeoire, d’autres de chasser des oiseaux de petites envergure de la pioche (en les plaçant sous l’oiseau si l’envergure correspond à la capacité de chasse), ou de pondre … La variété d’actions est assez grande et toujours cohérente avec l’oiseau.

Une fois les 8 actions réalisées, on va placer un cube sur le plateau d’objectif en fonction du nombre de fois où l’objectif de la manche a été fait. Et on recommencera la manche avec un cube en moins, et donc une action de moins. Même chose pour la 3ème manche, puis la 4ème manche, ou seulement 5 cubes actions resterons à disposition du joueur.

Ceci t’amènera sur une fin de jeu où il te faudra additionner les éléments suivant pour déterminer le grand vainqueur :

  • Les PV des oiseaux joués
  • 1PV par œufs
  • 1PV par ressource stockée
  • 1PV par carte recouverte
  • Les PV de tes cartes bonus
  • Les PV du plateau objectifs

À noter que comme tous les Stegmaier, il existe un mode solo avec un Automata : un adversaire géré par le jeu et un tas de carte, qui va simuler ses actions et te permettre d’essayer de le battre.

Pour les enfants :

Wingspan est à la frontière entre la catégorie Intermédiaire (ou Familiale++) et les jeux Experts. Compte bien 15 minutes d’explications de règles, et aussi une durée de jeu assez importante (entre 45 et 90 minutes) ce qui va déjà limité grandement l’accès du jeu en dessous de 8 ans. On va donc plutôt cibler les « grands » enfants.
Le jeu n’est pas complexe pour autant, il y a pas mal de petites infos à retenir, mais le système de jeu est plutôt riche tout en étant simple à appréhender. Le plateau est très clair, et une fois les premiers tours de jeu passés, la partie devrait s’enchainer sans trop de temps morts.
Le matériel et la tour à dés devraient rencontrer un succès important chez les enfants. Le thème a aussi le mérite d’être zen et positif.

Le jeu n’est pas complexe mais reste tout de même assez casse-tête. Le nombre d’actions a beau être restreint, les choix possibles sont assez nombreux et demandent une anticipation assez importante de la stratégie à mettre en place. Entre les cartes bonus du début de partie qui vont nous pousser à chercher spécifiquement certains types d’oiseaux, le combat constant entre la chasse aux ressources, aux œufs pour pouvoir jouer des oiseaux, et à la pioche pour avoir des oiseaux à poser, suivant l’habitude de jeu de l’enfant, la multitude des choix possibles peut être un grand frein à son plaisir de jeu.

Ce qui est sûr, c’est ce qui si votre enfant aime la réflexion, il devrait prendre beaucoup de plaisir à constituer sa volière. Kylian aime notamment beaucoup lire les descriptions sur les cartes oiseaux.

Les parents, vous en pensez koa ?

C’est la hype du moment, et selon nous c’est entièrement mérité.
Pourquoi ?
Déjà parce que c’est un bon jeu, mais surtout parce que tout ce qu’il y a autour (matériel, travail d’édition, règles, mécaniques, visuels, cohérence, documentation), l’emmène vers un très bon jeu et probablement l’un des meilleurs de ce début 2019.
Le matériel est superbe (hormis la fiche d’objectif pas au niveau du reste), la tour à dès, les boites de rangements des œufs et ressources, les thermos pour les cartes, les œufs, la qualité des cartes, même l’aspect granuleux des livres de règles est plaisant, bref, c’est du grand art !
On râle même la première fois qu’on doit ranger tout cela dans la boite, puis on découvre une photo qui fait guise de notice de rangement sur le côté de la boite. Le genre de détail qui fini par nous achever.
De plus, la mécanique est simple mais d’une efficacité indéniable. On aime voir notre volière monter en puissance de manche en manche en cumulant intelligemment les pouvoirs de nos oiseaux, pour réaliser de jolis combos dans l’espoir de voler plus haut sur le tableau de score final.
Quel plaisir aussi d’avoir un thème fort avec une aussi belle cohérence dans la mécanique du jeu. Même si certaines cartes se répètent, c’est très plaisant d’avoir des oiseaux dont les pouvoirs sont en adéquation avec les capacités réelles de cette espèce. Les espèces en danger sont par exemple celles qui ont les pouvoirs les plus importants !
Cette édition propose déjà 170 espèces nord-américaines, et nous croisons les doigts pour espérer une prochaine extension européenne.

Wingspan est une très belle découverte, une valeur sûre, et un joli moyen de faire découvrir un jeu d’un cran supérieur pour les habitués des jeux familiaux plus classiques.

Pour les anglophones, je vous invite à lire cet excellent article du New York Times (excusez du peu!) sur l’auteure du jeu.

Les enfants, vous en pensez koa ?

Je trouve que Wingspan est vraiment un super jeu car pour commencer le visuel est juste exceptionnel, ce qui donne vraiment envie de jouer.

Le thème est également assez recherché, (bah oui on voit pas souvent des jeux d’oiseaux) et même le matériel donne super envie : les œufs, la sorte de mangeoire pour lancer les dés, notre plateau personnel, les cartes, etc.

Donc comme je disais rien qu’au principe et visuellement, on accroche déjà au jeu avant même de l’avoir essayé.

En voyant tout ce matériel, on pourrait croire que c’est un jeu super difficile mais en réalité au bout de la deuxième manche, on s’y retrouve assez facilement. Tout est fait de sorte à ce que les règles sois cohérentes et totalement équitables ; tu perdras un jeton d’action à chaque début de nouvelle manche, le tableau des objectifs à réaliser durant la manche active te permettras de rapporter plus de points en fonction de ton classement dans le tableau…

Et en parlant de celui-ci, tu peux aussi jeter un coup d’œil sur les prochains objectifs à réaliser durant les prochaines manches, ce qui te permettra te varier ta façon de jouer et surtout de placer tes oiseaux.

En plus de cela, tu auras également sous la carte de ton oiseau, une petite « histoire » relativement courte, qui t’en apprendras pus sur sa façon de vivre, de manger, sa nature…

Bref, jouer tout en apprenant des choses sur ces spécimens, rien de mieux !

Donc globalement c’est super agréable d’y jouer et on voit bien que les créateurs ont beaucoup réfléchi aux différentes tactiques du jeu.

C’est très fluide et assez clair par rapport aux règles pour qu’on ne s’y perde pas, car avec un jeu comme ça… !

Puis le temps de partie est assez long (60 à 90 minutes), mais franchement on ne voit pas le temps passer lorsqu’on y joue, on ne peut y voir que le bon côté des choses. En fait c’est surtout la première manche qui est assez longue, mais du coup on se plonge vite dans les manches d’après, et on est censé à peu près savoir ce que l’on doit faire pour le restant de la partie ; rien qu’avec nos objectifs perso ça aide beaucoup !

Donc beaucoup de positif à retenir sur ce jeu, belle découverte !

Célya (12 ans)

J’aime bien Wingspan parce que c’est un jeu d’oiseau, avec les œufs ça fait rigolo. 
Les dessins sont trop bien faits, les cartes d’oiseaux. Et ça fait apprendre aux enfants et aux grands des nouveaux oiseaux. J’adore lire les histoires en bas des cartes oiseaux, comme ça on sait où ils habitent, la vitesse quand ils chassent…
J’aime bien aussi parce qu’il y a des objectifs à faire qui peuvent te faire gagner beaucoup de points. Il faut aussi bien penser au dernier objectif car c’est celui qui fait le plus de points, mais attention car tu auras moins de cubes à la dernière manche pour le faire. 
Je trouve ça rigolo la mangeoire où on jette des dés comme si tu donnais à manger aux oiseaux.
Mon oiseau préféré c’est l’aigle royal : un prédateur qui chasse tous les oiseaux quoi font moins de 100 cm d’envergure et qui rapporte 8 points !

Kylian (8 ans)

Au final, on en pense koa ?

+ Matériel incroyable
+ La tour à dés
+ Mécanique fluide et prenante
+ Cohérence entre le thème et la mécanique
+ Respect des capacités des espèces
La qualité du plateau objectif pas au niveau
Peu d’interactivité
Espèces nord-américaines uniquement
Un poil long
1 à 5 joueurs
60 minutes
10 ans et +
Par
Elizabeth Hargrave
Editeur
Matagot

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