The Dark Quarter – Caballes à la Nouvelle-Orléans
♟️ Fiche jeu
🏠 Lucky Duck Games
/ 🏢 Neoludis
🤔 Evan Derrick, Rafał Wojda-Wołkowycki
🎨 Artur Mósca, Barbara Gołębiewska, Damien Mammoliti, Jakub Chełstowski, Jarek Nocoń, Juliana K. Ponzo, Kacper Kutrzuba, Magdalena Leszczyńska, Maryna Nesterova, Mateusz Komada, Piotr Arendzikowski, Yelyzaveta Yuzepolska
👨👩👧👦 1 à 4 joueurs
🎲 14+
⏰ 120 minutes
Avis réalisé à partir d’un exemplaire presse le 14 février 2026.
C’est koa ?
The Dark Quarter – Cabales à la Nouvelle-Orléans est un jeu d’aventure hybride (avec une application mobile) coopératif, dans la lignée des Destinies ou Chronicles of Crime.
La boite de base propose une aventure en 4 épisodes et le tout se déroule dans la Nouvelle-Orléans, dans les années 80, mais une Nouvelle-Orléans très sombre où la sorcellerie est fortement présente.
Chaque épisode prend environ 2 heures où chacun d’entre vous va incarner l’un des 4 personnages de la boite, tous travaillant dans l’Agence Beaumont, afin d’essayer d’aider les forces locales sur un meurtre très étrange qui vient de se produire. Ce test est garanti sans spoiler !


Avis réalisé à partir d’un exemplaire presse.
C’est ki ?
C’est un jeu de Evan Derrick et Rafał Wojda-Wołkowycki, illustré par beaucoup d’artistes : Piotr Arendzikowski, Jakub Chełstowski, Barbara Gołębiewska, Mateusz Komada, Kacper Kutrzuba, Magdalena Leszczyńska, Damien Mammoliti, Artur Mósca, Maryna Nesterova, Jarek Nocoń, Juliana K. Ponzo, Yelyzaveta Yuzepolska.
Le jeu est localisé en V.F. chez Lucky Duck Games et distribué par Néoludis.


Comment on joue ?
Nous avons un plateau personnel, représentant notre personnage avec deux dés 6 (avec les valeurs de 1 à 4, un échec et un succès automatique), ainsi que 3 dés d’Effort permettant de maximiser les réussites de tests mais qui sont défaussés après usage. On commence chaque tour en récupérant un dé Effort et en le plaçant sur notre plateau.
4 lignes sont présentes, définissant les niveaux de nos personnages sur 4 compétences allant de 1 à 12 (1 étant le plus fort):
- Talent
- Combat
- Ésotérisme
- Charisme
Trois cubes seront placés en début de partie, là où l’appli vous le dira, sur chacune des lignes. Lors des tests, en fonction du type, il faudra voir combien de cubes sont présents, de 1 à la somme des dés obtenus. C’est ce qui définira le nombre de succès de l’action. Ces succès, saisis dans l’application, influeront sur les dialogues et choix qui vous seront offerts. The Dark Quarter se situe donc entre le jeu dont vous êtes le héros et le jeu vidéo narratif à embranchements (type Telltale, The Walking Dead, The Wolf among us, …). On pense forcément à ces ancêtres (Chronicles of Crime ou Destinies), mais aussi aux Demeures de l’épouvante.
Globalement, à chaque tour, en plus de la récupération d’un dé effort, nous devrons activer un point d’influence sur l’application (représenté aussi sur le plateau central par des jetons), afin de faire une interaction avec un personnage ou un lieu. Les lieux seront, comme dans Chronicles Of Crime, étalés tout autour du plateau. Ces interactions, très narratives, vont nous faire avancer sur la trame et faire des choix plus ou moins faciles qui seront souvent conclus par des tests de compétences pour définir nos options. Le tour devra ensuite passer au joueur suivant. Ceci jusqu’à atteindre une intermède ou une fin de chapitre.


👍🏻 Qu’est-ce qu’on aime dans The Dark Quarter ?
✅ Une histoire chouette, bien écrite et très immersive à l’humour omniprésent.
✅ Système de niveau de compétence et de progression de nos personnages intéressant.
✅ Des interludes permettant la sauvegarde à 2/3 reprises pendant chaque chapitre.
✅ Les choix à temps limités génèrent une belle émotion et peuvent être un peu déchirants.
✅ Quelques petites surprises de gameplay bienvenues.
Pourquoi tu pourrais aimer ?
Amateurs de jeux narratifs à l’histoire très travaillée avec des personnages assez riches et relativement bien écrits, ce jeu peut être fait pour toi.
👎🏻 Pourquoi on aime moins ?
❌ Des lancers de dés, en veux-tu en voilà, jusqu’à l’indigestion.
❌ Une application qui souffre de quelques bugs un peu gênants (traduction, répétitions, crash, …)
❌ Beaucoup de frustrations générées par des tours ultra-rapides et sans intérêt quand on ne fait pas ce qu’il faut, qu’on ne suit pas la bonne piste ou que les dés sont contre nous.
❌ Des durées de chapitre un poil longues (il faut compter 3h par chapitre environ)
❌ Une partie finale un peu poussive mécaniquement avec des actions très répétitives.
Pourquoi tu pourrais ne pas aimer ?
C’est plus un jeu d’aventure qu’un réel jeu d’enquête. Il faut bien avoir en tête que l’application est omniprésente avec une quantité de textes à lire conséquente et des durées de parties d’environ 3 heures, pouvant être découpées en sessions de moins d’une heure lors des intermèdes.
En conclusion, notre avis sur The Dark Quarter
Pas évident de donner un avis sur ce jeu, car après environ 12 heures de jeu pour venir à bout des 4 scénarios, c’est plein de sentiments très partagés qui nous envahissent.
Dans les bons côtés, la narration et l’histoire sont plutôt convaincantes entre humour, suspense et moments plus ou moins gore. Entre mystère, organisation louche, culte, magie, violence, on baigne dans un univers bien sombre et sale, plutôt immersif et qui donne envie d’en découdre avec l’histoire. Les choix (dont certains sont chronométrés) sont durs et auront des impacts sur la suite de la partie et sur vous. C’est une excellente manière d’impliquer le joueur dans l’évolution de son personnage. On ne peut pas dire ce qui se serait passé différemment avec d’autres choix, mais on sort avec l’impression d’avoir eu un impact sur certains passages. Pas dit que les conclusions de l’histoire soient ultra-différentes pour autant avec d’autres choix, mais la sensation reste bonne. Le jeu est plutôt très beau, avec des jetons pour chaque personnage afin d’améliorer l’immersion, et quelques figurines pour les persos importants (joueurs et gros PNJ). Une édition sur cet aspect plutôt quali et très correcte. L’application est très fonctionnelle, plutôt bien foutue et permet de facilement sauvegarder l’état de la partie lors des intermèdes ou fin de chapitre.
Côté regret, certains tours s’avèrent extrêmement répétitifs (mention spéciale sur la séquence de fin insupportable), notamment si les dés ne sont pas en votre faveur et que vos personnages ne sont pas suffisamment améliorés. On peut passer plusieurs tours à retenter la même chose jusqu’à réussir. Frustrant. On peut aussi se retrouver assez bloqué si une piste n’a pas été assez creusée ou une simple question non posée ou pas avec le bon niveau de succès. Même si on peut demander des indices pour s’en sortir, ça peut générer encore une fois un peu de lassitude. Le système de test avec les pistes à niveau est bien pensé, mais on aurait quand même aimé que la présence des dés soit plus légère. Préparez-vous à lancer brouette après brouette. Quelques petits couacs ont été présents sur l’application (iOS) tout au long des 4 chapitres, entre une partie des textes qui basculent en anglais après mise à jour, ou quelques crash un peu flippants lors de sauvegardes, ou quelques ratés dans le séquencement qui font un peu tâche. Rien de rédhibitoire non plus, mais suffisamment énervant sur la durée pour le signaler.
Il faut compter entre 2 et 3h par chapitre (au nombre de quatre dans cette boite), avec plusieurs intermèdes permettant la sauvegarde au sein d’un chapitre et la dépense de nos points gagnés pour améliorer nos compétences ou prendre des cartes de Capacités. Nous sommes allés au bout, ce qui n’est pas rien vu le temps de partie et l’investissement demandé, et sortons plutôt contents du voyage mais un peu frustrés des quelques défauts du jeu. Il faut savoir dans quoi on se lance et être prêt à accepter ses quelques aspérités, accepter que c’est plus un jeu d’aventure qu’un jeu d’enquête et que les mécaniques restent assez légères avec une influence sur le jeu disparate, mais que certains choix et passages nous feront passer un bon moment dans cette Nouvelle-Orléans empreinte de magie et de sorcellerie.
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Aurélie (sympa) -

Kenny (sympa)