Athlètes de compète
Dans les jeux qui buzzent fort ces derniers mois, c’est sans conteste celui dont on entend le plus parler. Athlètes de compète (ou Magical Athlete en VO) est un jeu de l’oie dopé aux amphétamines, créé par Takashi Ishida (en 2003) et rejoint par Richard Garfield sur cette nouvelle version pour apporter toute sa folie et son sens des combos et synergies entre cartes, fort de son expérience sur le game design de Magic The Gathering (et beaucoup d’autres chouettes jeux).
Les joueurs vont participer à 4 courses et devront gagner le plus grand nombre d’étoiles possible, soit en finissant dans les 2 premiers, soit avec des pouvoirs d’athlètes permettant d’en gagner.
En fonction du nombre de joueurs, nous allons révéler 2 cartes par joueur. Puis chacun dans le sens des aiguilles d’une montre, va choisir un athlète. Arrivé au dernier joueur, il en choisira deux puis on repartira dans l’autre sens afin que chacun ait choisi 2 athlètes. On fera cela une deuxième fois en décalant le 1er joueur pour que tous les joueurs démarrent avec 4 athlètes.
Ensuite, chacun va choisir secrètement l’athlète avec lequel il souhaite concourir, les réveler en même temps et la partie démarrera.
Le tour de jeu n’est pas différent d’un bête jeu de l’oie. On lance son dé 6 et on avance du bon nombre de cases. Mais il va falloir compter sur les pouvoirs des athlètes en jeu qui vont rajouter beaucoup de folie à tout ça. Si un personnage trébuche, il devra passer son tour pour se relever. Le plateau a deux côtés : Pépère et Galère, qu’on alternera d’une manche à l’autre. Le Galère a quelques cases à pouvoir pour faire trébucher, gagner des étoiles, ou avancer/reculer l’athlète.
Le jeu est prévu de 2 à 6 joueurs mais prend son envol dès 5 joueurs. Il perd un peu d’intérêt selon nous dans ses configurations les plus basses malgré les adaptations pour rendre ses configurations viables.
L’édition est absolument canon, que ce soit ce look à l’ancienne qui lui va à merveille, les figurines en bois très attachantes et même les papiers craft pour ranger le tout.
Ce qui rend le jeu si fun, ce sont les interactions entre personnages qu’on découvre à chaque manche. 36 personnages sont présents dans le jeu, avec des pouvoirs plus débiles les uns que les autres. Entre le Gros bébé qui n’accepte personne sur sa case tant il est gros, la Banane qui fait trébucher tous les athlètes la dépassant, la Tong qui au lieu de son déplacement peut échanger avec n’importe quel athlète, Imichateur qui copie le pouvoir de l’athlète en tête, le Poisson-ventouse qui colle et suit les athlètes qui avancent de sa case, etc …
Après quelques parties, certains personnages paraissent extrêmement cheatés, comme le Sac-à-Puces qui avance à chaque fois qu’un pouvoir est activé !
Côté gars ici, on adore, ce côté régressif et fun qui en fait un jeu d’ambiance où l’on rigole fort à chaque manche. Entre les retournements de situation, les synergies infondées, la malchance et les coups de chance, chaque partie a son lot de surprises et de rires…
Côté fille, c’est l’aspect chaos et aléatoire qui déplaît. Trop peu de choix et d’incidences de ceux-ci pendant la partie, trop axé sur des lancers de dés. Les choix se restreignent à ceux de nos athlètes en début de partie (en fonction de l’ordre du tour) et quelques microdécisions que certains athlètes permettent, mais sinon, c’est un peu un jeu “automatique” où la partie se déroule devant nos yeux autour de nos lancers de dés. Je comprends totalement ces critiques et il faut donc le voir pour ce que c’est : une manière bien originale de revisiter la base du jeu de société qu’est le jeu de l’oie avec les tranches de fou-rires que chaque manche va donner et un jeu où c’est globalement plus la chance qui décidera de notre sort que nos décisions peu nombreuses.
Même si le jeu recommande de distribuer les personnages au hasard pour la première partie, on préfère faire le snake draft recommandé, ou même encore un draft normal pour au moins avoir cette part de stratégie dans ce qui va se dérouler ensuite.
Athlètes de compète est donc un excellent jeu d’ambiance où le vainqueur importe moins que le délire vécu pendant les 4 courses, mais aussi un jeu qui pourra déplaire à ceux qui attendent autre chose que cette régression jouissive d’un vulgaire jeu de l’oie.



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Kylian (adore) -

Célya (bof) -

Aurélie (bof) -

Kenny (adore)