Bilan du Festival International des Jeux de Cannes 2026 Jour 1
Ce moment tant attendu dans notre année ludique est enfin là. C’est le Festival International des Jeux de Cannes (le FIJ 2026) qui a lieu tous les ans fin février.
Nous t’avions partagé nos listes d’attente pour ce festival, mais comme souvent, entre les attentes et la réalité, il y a tout un monde ! Notre festival est toujours marqué par pas mal de rendez-vous éditeurs/distributeurs. Des moments privilégiés d’échanges avec les professionnels du secteur qui nous pitchent rapidement toutes les sorties. C’est toujours ultra-intéressant et ça nous permet de mieux cibler nos essais ensuite, mais pendant ce temps, on ne joue pas. Aujourd’hui est un peu particulier, pas de rendez-vous déjà ! Et interdiction d’aller au -1 pour une raison étrange pour la 1ère fois depuis des années ! Donc, nous sommes un peu tous entassés dans les espaces pro à l’étage.
C’est aussi toujours l’occasion de croiser plein de têtes qu’on aime bien ou qu’on découvre pour certaines. Coucou First Player et Séverine, Une maman loutre, Lucas de Tripteagames, La zone de jeu de Gaëllou Simply et Chico et plein d’autres que j’oublie avec qui l’on a discuté ou fait de chouettes parties.
Comme à notre habitude depuis de nombreuses années, nous allons tenter de partager nos ressentis à chaud, sur tous les jeux essayés. Ces avis (comme tous en fait), sont toujours à prendre avec des pincettes et ne reflètent que notre opinion sur le moment.Veuillez aussi excuser les quelques fautes (mon correcteur a rendu l’âme) et tournures un peu brutes, il se fait tard, et la 1ère journée ne s’est finie qu’il y a 4 heures (à l’heure où je clos cet article).
Dans cet article, on te parle de :
- 1ers Contacts
- Pile-Poils
- L’ère des masques
- Le petit théâtre – Il était une fois
- Chouineurs
- Koï
- Got Five !
- Potion ou poison
- Maître Makatsu
- Ipso
- Locus
- Château Rossignol
- The Dick Sits
1ers Contacts
🏠 Explor8 / Neoludis
🤔 Michael Munoz
🎨 Vidu, Titouan Crasson
👨👩👧👦 2 à 5 joueurs
🎲 10+
⏰ 60mn
Sortie prévue (à priori) : 27 Mars 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Il y a un type de jeu que j’aime plutôt bien, c’est celui où l’un des joueurs se retrouve contre tous les autres. Je pense à L’Île au trésor, Beast, ou encore Batman Gotham City Chronicles dans un autre genre.
Ici 1ers Contacts est le premier jeu de Michael Munoz où l’on va incarner soit l’Alien, soit l’un des Agents qui le traquent.
L’Alien va donc devoir se déplacer derrière son paravent avec une mission secrète à réaliser tandis que les Agents vont devoir le trouver en coopérant ensemble pour arriver à se déplacer sur sa case.
L’Alien a jusqu’à 5 points de déplacement par tour (les types de terrains coutant des valeurs différentes). Les Agents, eux vont avoir un déplacement et un pouvoir, souvent tenter de détecter l’Alien dans un rayon donné, ou de le capturer d’une certaine manière, mais attention car les Montagnes le cache … Chaque Agent a un rayon de détection plus ou moins grand avec un insert en carton que l’on place par-dessus le pion du joueur. Malin et efficace.
Il y a dans la boite plusieurs scénarios pour apporter du renouvellement basé sur des célèbres “dossiers secrets” de traque Alien !
Ici, pour le FIJ, nous avons fait un scénario de démo, très léger, avec une grosse portion de la carte cachée (le cache gris en plastique que vous voyez sur une photo). C’est plus léger que ce que j’aurais pensé et très familial, mais la tension est belle et bien là. Je suis curieux de voir ce qu’il a sous le pied en faisant les vrais scénarios et en profitant des objets qui n’étaient pas présents pour ce prologue afin de lui donner un peu plus de teneur. Donc un bon feeling, mais un vrai besoin d’aller plus loin, car la sensation de n’avoir qu’effleuré le jeu.





Pile-Poils
🏠 Lucky Duck Games / Neoludis
🤔 Reiner Knizia
🎨 Inès Toczysca
👨👩👧👦 4 à 5 joueurs
🎲 10+
⏰ 30mn
Sortie prévue (à priori) : disponible
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Reiner Knizia est toujours autant prolifique et revient ici avec un stop ou encore très familial dans un thème qui devrait plaire aux amateurs de chats. Le but est de placer tous ces chats avant les autres joueurs. Pour ce faire, il va falloir lancer les 5 dés, et en placer sur une case en faisant correspondre la somme des dés à la valeur de la case. On peut s’arrêter là ou continuer avec les dés restants. Si on continue, on lance ceux restants et on les place avec toujours les mêmes règles. Ensuite, il faut pour éviter la “chat-astrophe”, que les cases avec les dés soient adjacentes et soutenues (avec des chats ou dés en dessous), sinon on annule notre tour. Si les conditions sont bonnes, on couche des chats à la place de nos dés. En cas de placement de tous les dés et de réussite, on peut retenter un tour avec un dé de moins. Les cases 10 permettent de mettre 2 chats, et la case 12, 3 chats superposés. Les cases 8 dans notre partie permettaient aussi de gagner un jeton pelote de laine qui sert à relancer les dés.
Bon, ça marche, ça n’est pas désagréable, mais dans le style, à moins d’être un passionné des chats, j’ai tendance à préférer largement un Camarades (du même auteur) ou d’autres Stop ou Encore comme Diamant, MLEM Space Agency, Roi & Compagnie par exemple qui nous paraissent plus immédiats et plus réussis. Pile-Poils plaira probablement à des joueurs qui enchainent moins de jeux que nous avec son édition plutôt chouette. Nous, on passe notre tour. Chose plutôt étrange aussi, on continue à jouer après qu’un joueur ait gagné afin d’avoir une victoire encore plus forte … Très étonnant (encore plus pour les perdants).





L’ère des masques
🏠 Blind Cooks / Blackrock Games
🤔 Pierre Canali Canali, Antoine Lagarde, Bastien Perez Assael, Malo Willefert
🎨 Vincent Roché
👨👩👧👦 2 joueurs
🎲 8+
⏰ 15mn
Sortie prévue (à priori) : Mai 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Nouveau studio d’édition chez Blackrock Games avec Blind Cooks qui présentait pour Cannes son 1er jeu. Un jeu de guessing, de bluff, de collection et de gestion de main pour 2 joueurs uniquement dans un thème Vénitien. Le but est d’arriver à avoir devant soi, 1 carte de chaque couleur (parmi les 5 couleurs de cartes du jeu), ou 4 cartes d’une seule couleur. On démarre avec 2 cartes aléatoires posées devant nous et le tour est ensuite très simple. Soit on pioche 2 cartes pour les ajouter à sa main, soit on tente de jouer une carte de sa main. Je dis “on tente”, car on va la jouer face cachée sur la table. L’adversaire peut soit la laisser passer, soit tenter de la contrer. Pour ce faire, il devra défausser une carte de sa main et tenter d’en deviner la couleur. Si il rate, la carte est jouée normalement. Si il réussit, elle est défaussée et il pourra activer le pouvoir de sa carte qu’il a défaussée pour le contre.
Il y a 5 cartes uniquement :
- Le noble en vert, pioche 2 cartes.
- L’enroleuse en bleu, permet de piocher 5 cartes et d’en choisir une puis défausser les autres.
- L’espionne en jaune, de piocher 1 carte et regarder la main de l’adversaire.
- La brute en violet, de défausse 1 carte au hasard de l’adversaire.
- L’assassin en rouge, de défausser 1 carte au choix devant l’adversaire.
Et c’est tout ! J’apprécie vraiment le minimalisme de la proposition. Avec très peu de choses (5 cartes différentes), il propose selon moi une expérience assez immédiate pour un duel bien tendu et méchant. Les cartes sont assez chouette avec un vernis sélectif qui convient parfaitement au thème et au visuel. Il comporte ce qu’il faut de guessing et bluff pour satisfaire les amateurs du genre dont je fais plutôt partie. Aurélie lui reproche un hasard un peu trop présent. Même en s’aidant de l’Espionne, impossible d’être certaine de la couleur jouée. Et on peut avoir la sensation de tout tenter “un peu au hasard” ou d’être souvent dans le “une chance sur deux”. Je comprends cette sensation même si je pense que c’est le propre des jeux de guessing. Si je compare à un Love Letter, on a les infos des cartes précédemment jouées et on aurait ici peut être aimer avoir un cran plus de déduction.
En tout cas, j’ai pour ma part trouvé ce L’ère des masques efficace et la partie bien plaisante avec son lot de retournement de situation. J’étais très mal parti après un début ultra-violent mais j’ai quand même fini par l’emporter.





Le petit théâtre – Il était une fois
🏠 Kodama / Blackrock Games
🤔 Gricha Germain, Quentin Guidotti
🎨 Olivier Derouetteau
👨👩👧👦 3 à 6 joueurs
🎲 8+
⏰ 20min
Sortie prévue (à priori) : 3 Avril 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Le petit théatre est le 1er jeu sorti sous le nouveau nom de l’éditeur (anciennement Lumberjacks) Kodama. C’est un jeu coopératif où nous allons devoir collaborer pour mettre en scène une pièce de théatre inédite.
Nous allons devoir utiliser des cartes Personnages et Verbes pour faire réaliser des actions aux comédiens sur la scène du théâtre afin de réaliser des objectifs. C’est un jeu à missions, puisqu’il est composé de 3 actes, chacun contenant 4 scènes il me semble.
On démarre par l’Épilogue, soit en lisant l’intro de la scène sur l’enveloppe, soit en écoutant la bande sonore hilarante de l’appli (les voix sont excellentes).
Ensuite, il faut réaliser l’objectif avec au départ, 2 cartes Verbes en jeu et une mise en place des cartes Personnages par le scénario. L’objectif du prologue est par exemple rendre La Princesse adjacente à son amoureux le Troll.
Les joueurs ont dans la main 4 cartes Personnages et vont pouvoir en jouer une quand ils le souhaitent avant ou après l’un des deux Verbes en jeu. On va par exemple avoir un “La Princesse” “Pousse” “Le Troll”. Où le verbe Pousse permet que le Personnage “avant” pousse la carte du personnage “après” si aligné en ligne droite. Un Verbe utilisé est ensuite défaussé et remplacé par un nouveau. Les Verbes sont les cartes qui vont, combinées aux cartes Personnages jouées de nos mains, nous permettre de modifier la disposition du plateau, déplacer les personnages pour réussir l’objectif du scénario. Si on réussit, on aura encore un superbe audio (ou une lecture à faire sur l’enveloppe de la scène) pour faire avancer la pièce de théâtre.
C’est joli comme tout (mention spéciale au chien “rocher”), hyper drôle et super original. C’est frais et Kodama (anciennement Lumberjacks) continue de faire des grosses belles sorties après Moustache et Alice, de l’autre côté du miroir. Très curieux de voir la suite et les surprises présentes dans les prochaines scènes et prochains actes. Juste bravo !





Chouineurs
🏠 Blam! / Blackrock Games
🤔 Frédéric Vuagnat
🎨 Crocotame
👨👩👧👦 3 à 5 joueurs
🎲 8+
⏰ 20 minutes
Sortie prévue (à priori) : 30 Avril 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Chouineurs, c’est le dernier jeu de chez Blam. Un jeu de plis français de Frédéric Vuagnat (Ludovox) qui se joue en 4 manches dans lesquelles 7 plis seront fait.
Au début de la manche, on va choisir le sens dans lequel on souhaite jouer nos cartes (les cartes ont une valeur en haut, une en bas, un peu comme dans DnUp / Revolve! à venir) en retournant ou non l’intégralité de notre main, puis on annonce combien de plis on pense réaliser via une des 5 cartes de plis qu’on possède. Nous gagnerons plus ou moins de points en fonction de l’écart entre notre pari et la réalité…
Ensuite, on est dans un must follow (on doit suivre la couleur demandée), may cut (on peut couper ou pisser si on a pas la couleur) soit tout ce qu’il y a de plus classique au départ. Mais il y a deux atouts, le Jaune, et le super Atout, le Noir (3 cartes uniquement de valeurs 40, 50 et 60) qui peut être joué quand on le souhaite !
L’autre twist ici, c’est que lorsqu’un joueur joue la plus faible valeur du pli, il peut la “chouiner” pour soit gagner un point, soit retourner une carte de sa main afin d’en modifier la valeur. On se place donc entre du Revolve! (aka DnUp à venir) et un Panda Spin mais plus sur un jeu de pli qu’un jeu d’ascenseur. Les manches suivantes devront être jouées avec les cartes de Pari non utilisées !
Chouineurs a donc tout ce qu’on aime d’un jeu de pli. Des règles simples et quelques petits twists malins (les 2 atouts, la carte de pari à usage unique, le chouinage) pour vraiment donner des sensations de jeux très différentes et passionnantes. C’est du tout bon pour nous !





Koï
🏠 Ravensburger / Ravensburger
🤔 Martino Chiacchiera, Rosaria Battiato, Massimo Borzi
🎨 Emiliano Castellano
👨👩👧👦 1 à 4 joueurs
🎲 10+
⏰ 60mn
Sortie prévue (à priori) : Avril 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Koï nous avait attiré l’oeil lors du salon Vichy Pro, avec son visuel magnifique et son thème japonais très apaisant. Mais le jeu n’était pas jouable à l’époque. Il est désormais prêt et nous avons enfin pu l’essayer.
Ici, nous allons construire un bassin à Koïs, les fameuses carpes multicolores des bassins japonais.
Tout se déroulera autour de 2 actions principales :
- Travailler, pour utiliser les capacités de notre Sensei et placer des tuiles pour structurer notre bassin.
- Méditer, pour piocher des cartes, gagner des pièces et prendre des Koï sur le marché.
Il y a des cartes a effet direct (les parchemains), d’autres qui sont des ouvriers qu’on pourra activer lors de l’action Travailler, et d’autres encore qui vont donner des points de victoire en fin de partie sous condition. 3 objectifs communs (réalisables uniquement par 2 des 4 joueurs sur notre partie), vont permettre d’ajouter d’autres éléments à notre bassin (pont, fleurs, fontaine …) si on en réalise les conditions. Nous gagnerons des points en fonction des poissons posés et de leurs tailles, dont les fleurs adjacentes feront des multiplicateurs, le tout multiplié par deux si ils sont totalement entouré d’eau. Les bordures pourront accueillir des Lanternes, faisant des points pour chaque tuiles en face. Les cartes Objectifs privés, …. Des points d’ailleurs un peu pénibles à compter malgré les fiches de score.
Nous sommes donc dans du jeu plutôt initié (une bonne heure sur notre partie à 4) avec une mécanique vraiment bien pensée et une intrication entre la récupération des pièces et poissons (à stocker dans un entrepot à taille limitée) et les actions de placement de pièces/poissons, pas évidente. Le visuel est superbe et le matos magnifique (avec les Koï transparents) avec une vraie construction de notre bassin qui aide beaucoup dans l’immersion autour du thème. C’est plutôt chouette à jouer. Nous avons par contre trouvé qu’à 4, la partie traine un peu en longueur sur la fin, les ouvriers rajoutant pas mal d’actions à chaque tour, les tours deviennent donc de plus en plus long. J’ai envie de le re-tester à 2 ou 3 joueurs pour voir si le ratio est plus intéressant. Ça nous a tout de même paru relativement solide et bien calibré dans la réflexion qu’il demande, tout en étant servi par une excellente édition et iconographie.





Got Five !
🏠 Blue Orange / Tribuo
🤔 Yoann Levet
🎨 Mathieu Clauss
👨👩👧👦 2 à 4 joueurs
🎲 8+
⏰ 15 minutes
Sortie prévue (à priori) : 6 Mars 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Quand on parle de jeu de déduction et de Yoann Levet, mes oreilles se dressent. J’avais donc hâte d’essayer ce nouveau jeu de déduction plutôt familial avec son matériel qui ne laisse pas indifférent.
Dans Got Five!, nous aurons chacun 6 petits bonhommes, type Pacman (5 couleurs avec des numéros allant de 1 à 60 et de 1 à 3 points dessus) dont il faudra retrouver les numéros. Ils seront rangés dans l’ordre croissant par notre adversaire. Une fiche nous aidera à comprendre la répartition des couleurs, des valeurs et du nombre de points sur chaque.
À chaque tour, on va prendre un des pacman au centre (5 au départ), l’annoncer à voix haute (pour que chacun le barre de sa fiche) et on aura deux possibilités :
- Soit le classer, et un adversaire va nous le placer dans l’ordre croissant.
- Soit le comparer, en plaçant un des 6 pacmans au dessus d’une de nos tuiles pour demander si le nombre de points est équivalent et éliminer des possibilités.
Le but, être le 1er à annoncer un “Got Five” en retrouvant nos 6 numéros. Si on se trompe, c’est perdu !
Chaque choix à notre tour, va nous permettre d’éliminer pas mal de possibilités graçe à notre fiche indispensable.
C’est encore un jeu de déduction, mais aussi encore un très bon de Yoann Levet ! Un matos parfait qui fait son petit effet, une construction mécanique qui me fait toujours halluciner et un jeu ultra-facile à expliquer avec un plaisir immédiat. C’est tout ce que j’aime et ça marche du tonnerre tout en étant encore plus accessible que ses autres jeux.
Ça demande plus de parties pour savoir si le tirage de départ peut vraiment nous avantager ou non avec un bon niveau de jeu et si notre espace de décision est finalement assez important, mais là, sur la 1ère, c’est du pur bonheur pour moi.
Mon seul regret, ça sort dans un mois (à priori, même si les infos des boutiques annoncent le 6 mars ?) et il ne sera même pas vendable au festival alors que des boites trainaient de partout dans le salon pro de Tribuo 😭. Je suis tristesse, mais j’ai kiffé.





Potion ou poison
🏠 Rocket Lemon Games / Gigamic
🤔 José Fernández Manuel Aguilera
🎨 Ana Marco
👨👩👧👦 4 à 10 joueurs
🎲 8+
⏰ 20mn
Sortie prévue (à priori) : 2 mai 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Potion ou Poison, c’est le genre de jeu un peu débile qui font du bien au milieu de choses plus sérieuses. On est un peu dans l’esprit d’un Fou Fou Fou mais ici avec des Gobelins.
On démarre avec 4 Potions, 3 normales et une empoisonnée qui nous tue si on la boit. Bien sûr, ca, on ne le sait que quand on la boit …
À son tour, on tire une carte et on la lit. Ça va définir des conditions qui vont faire boire certains joueurs, c’est à dire qu’ils doivent choisir une de leurs potions et la retourner. Si elle est empoisonnée, ils pourront défausser l’antidote avec lequel on démarre la partie pour survivre, sinon ils sont morts, mais continuent à jouer. Certaines cartes vont être des sortilèges qui vont rester tout au long de la partie et se cumuler. Je vous laisse imaginer le bordel. On devra nous appeler Monsieur jusqu’à la fin de la partie, ne plus dire de “S” mais des “Z” à la place, ne plus prendre de cartes avec ses pouces etc, sous peine de devoir boire ! C’est aussi con que ça mais c’est très drôle. C’est méchant, chaotique, de mauvaise foi et bien débile. Assez imaginatif sur les cartes, ça doit être un beau foutoir avec le nombre de joueurs augmentant. Un excellent candidat pour bar à jeux ou soirées fun entre amis !





Maître Makatsu
🏠 Gigamic / Gigamic
🤔 Reiner Knizia
🎨 Sonja Müller
👨👩👧👦 2 à 6 joueurs
🎲 8+
⏰ 30mn
Sortie prévue (à priori) : disponible
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Encore un Reiner Knizia avec ce jeu de cartes assez particulier. On démarre avec le même set de 24 cartes (3 couleurs de 1 à 8) et le jeu va se jouer en 3 manches. L’objectif, avoir le moins de points en fin de partie. À chaque tour, on va piocher 4 cartes et on va jouer une carte chacun, puis encore une carte à partir du 1er joueur (celui ayant le pion Makatsu).
Une fois ceci fait, on met de côté les 2 cartes nous restant qui serviront à la prochaine manche puis on regarde dans chaque couleur, celui ayant joué la plus grande valeur (où le dernier en cas d’égalité). Le gagnant en bleu lui fera gagner un jeton de la manche, le gagnant en jaune deux, le gagnant en violet, 1 jeton et le pion Makatsu.
Les jetons de la manche 1 font perdre 1 point, 2 sur la manche 2, 3 sur la manche 3. Là où c’est tordu, c’est qu’on va jouer la manche 2, à partir des 2 cartes non jouées à chaque tour, et pareil ensuite sur la manche 3 avec les cartes défaussées pendant la 2ème. Ça donne un feeling assez bizarre mais assez drôle. On essaie de balancer nos grosses cartes sous des cartes fortes jouées au départ par nos adversaires pour ne pas remporter des couleurs mais aussi se débarrasser de gros morceaux qui vont nous enquiquiner sinon les manches d’après car les cartes jouées seront défaussées définitivement. C’est fun et on a bien rigolé sur notre partie. Stréssé alors que notre main est remplie de 1 et 2 n’est pas commun ! Je me demande simplement si la stratégie n’est pas toujours la même sur d’autres parties et si les choix ne sont finalement pas automatiques. À voir avec d’autres tentatives, mais c’était très cool.





Ipso
🏠 Gigamic / Gigamic
🤔 Alexandre Droit
🎨 Pierre Bourgain
👨👩👧👦 2 à 6 joueurs
🎲 7+
⏰ 15mn
Sortie prévue (à priori) : 22 Mai 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
Grosse sortie à venir chez Gigamic, dans la lignée des Dekal dans la gamme des boites biseaux avec ce nouveau jeu d’Alexandre Droit.
On forme chacun une pyramide de base 5 avec les cartes du jeu en ajoutant une carte étoile sur la ligne tout en haut. On révèle 2 cartes de la pioche et c’est parti.
À chaque tour, on va choisir une des 2 cartes visibles et remplacer une carte encore cachée de notre pyramide, puis remettre celle qui a été remplacée à côté de la pioche, face visible de manière à ce que 2 cartes soient toujours présentes. Une fois les pyramides des joueurs entièrement visible, chacun peut choisir de défausser l’étoile du dessus de la pyramide pour piocher la carte du dessus de la pioche et remplacer une carte visible de sa pyramide s’il le souhaite.
L’objectif va être de faire le plus de points possible en ayant des valeurs croissantes sur chacunes des lignes idéalement de la même couleur afin d’avoir 2 points par cartes. 1 seul point par carte sera accordé si elles ne sont pas de couleurs identiques sur une ligne, et aucun point si elles ne sont pas croissantes. On rajoutera en plus 1 point par étoile visible sur ces cartes et 3 points si la carte étoile du dessus de la pyramide n’a pas été jouée.
C’est ultra simple, ça fonce à toute balle et c’est typiquement le genre de jeu qui peut avoir un succès fou, un peu comme Dekal justement ou encore Flip 7 récemment ont pu connaitre. Gigamic a l’air d’y croire fort et on comprend pourquoi. Je sais que c’est le genre de jeu que les joueurs un peu plus casual (sans aucune connotion négative) ne vont pas lacher et vont enchainer non stop (ça va cartonner à notre asso). Je ne me sens pas la cible et ça n’est pas le genre de jeu que je vais penser à sortir ou rechercher, mais je sais que c’est aussi le type de jeu auquel je ne vais jamais refuser une partie, parce que c’est rapide, plaisant et amusant à jouer.
Une variante permet aussi de choisir entre Pair ou Impair en début de partie, afin de rajouter un point par carte à la ligne si les cartes sont toutes du type choisi. Ça, ça me trigger et j’ai envie de réessayer de suite ! Je pense que ça va faire du bruit et c’est tout ce qu’on lui souhaite.





Locus
🏠 Tuckers fun factory / Asmodee
🤔 Stan Van Rooijen
👨👩👧👦 1 à 5 joueurs
🎲 6+
⏰ 15mn
Sortie prévue (à priori) : 5 Juin 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
On se retrouve un peu par hasard sur cette table qui se lance avec devant nous, Locus, un tableau excel, pas super sexy, qui nous rappelle nos plus belles heures de Qwixx et Très futé.
On est donc dans un flip & write pur jus qui va nous faire drafter à chaque manche, une carte de polyominos parmi 5 (dans une partie à 4). Le polyomino a une forme définissant comment le placer (on peut la retourner et même faire du miroir), et une couleur qui va définir la zone dans laquelle le placer. Chaque zone va fonctionner différemment et il va falloir tenter de marquer des points un peu partout, car en plus d’additionner les scores de toutes les zones, on doublera en plus celui de notre plus faible. Il y a des formes de couleur “arc en ciel” pouvant se placer partout, et on pourra quand on le souhaite dépenser des pièces pour combler les trous, rendre arc-en-ciel la forme choisie, ou profiter de la carte non draftée.
C’est efficace et très plaisant, avec tout ce qui a fait le succès de ce type de jeux, que ce soit l’aspect combinatoire à foison ainsi que la laideur, mais globalement, ce que l’on retient c’est que ça ne réinvente absolument rien.
Locus a donc un peu cet aspect vieillot d’un autre temps, mais c’est peut être ce qui va lui donner une chance aujourd’hui. Un peu de nostalgie sur ce type de “flip & write” un peu disparu. J’ai quand même tendance à penser que tous les jours, on va lui préférer un Très futé ou même le plus récent Alice, de l’autre côté du miroir. Il correspondra en tout cas parfaitement à ceux qui recherchent un Très futé version polyomino avec les combos et zones de scorings différentes.





Château Rossignol
🏠 Sandcastle Games / Asmodee
🤔 Bruno Cathala, Jeremy Fraile, Eliette Fraile
🎨 Vincent Dutrait
👨👩👧👦 2 joueurs
🎲 10+
⏰ 20mn
Sortie prévue (à priori) : 27 février 2026
Avis réalisé à partir d’un exemplaire festival
C’est l’une des nombreuses sorties de Bruno Cathala de ce FIJ, accompagné ici de Jérémy et Eliette Fraile. Château Rossignol est un jeu asymétrique 2 joueurs inspiré des Planchers Rossignols, parquet qui était posé de manière à produire un son caractéristique de l’oiseau en marchant dessus, avec pour but de détecter les voleurs qui rentrait dans le château. C’est un jeu où l’un des joueurs va tenter de cambrioler un chateau japonais avec son équipes de chats ninjas (Ninchats?) pendant que l’autre, un samouraï gardien des lieux, tente de répèrer les intrus à l’aide du son de ces planchers rossignols.
Les Ninjas vont devoir s’emparer de 5 trésors pour l’emporter. Le samouraï, lui, devra arriver à capturer les ninjas en essayant de deviner sur quelle couleur de latte, il vont passer, ou, de recouvrir toutes les tuiles de trappes (en passant dessus).
Le tour de jeu est relativement simple, on joue chacun face cachée une carte,et le samouraï joue aussi face cachée l’une des tuiles correspondant aux couleurs du plancher du plateau ou aux trappes. Les cartes vont permettre de déplacer les personnages (silencieusement pour les ninjas avec des jetons de pattes) et de zone en zone pour le samouraï, faisant preuve d’une rapidité de déplacement très forte ! Il y aura des tuiles de chaque côté à pouvoir afin d’apporter un peu de piment à tout ca.
Nous aimons beaucoup ici ce type de jeu du “Chat et la Souris” avec une asymétrie très forte et c’est sans grande surprise qu’on a beaucoup apprécié ce Château Rossignol. L’édition est dingue pour ce type de jeux, figurines, tuiles épaisses, jetons transparents, des aides de jeux bien pratiques … Le visuel est aussi très réussi avec un style un peu différent de ce que Vincent Dutrait propose d’habitude qui fait son effet ici. C’est un peu plus joueur que ce que j’imaginais et ça n’est pas pour me déplaire. La partie m’a parue un peu plus dure (j’avais deux adversaires aussi il faut dire …) côté Samouraï mais ça demande clairement d’autres parties et une maitrise des pouvoirs de chacun des camps pour mieux structurer la stratégie.





The Dick Sits
🏠 Reroll Works
🤔 Adrian Collier
🎨 José Garroter
👨👩👧👦 2 à 8 joueurs
🎲 18+
⏰ 10 à 25mn
Sortie prévue (à priori) : aucune idée
Pour finir, je me sens obligé de vous parler d’un jeu que nous avons juste vu. Nous n’y avons pas joué, et ne le ferons pas. Cachez les yeux des enfants, c’est assez hallucinant !
On peut déjà noter le jeu de mots sur le titre (Dixit), la tag line ultra douteuse, les sexes présents un peu partout, c’est assez dingue.
Je lui prédis l’Ass d’or l’année prochaine 🤣 Je n’ai rien d’autres à ajouter, les photos parlent d’elle même.
Ah si, ça a levé presque 70 000 dollars sur Kickstarter l’année dernière 😁.






Voilà pour cette 1ère journée, déjà riche en découverte.
On repart les mains vides pour ce jour (pas de boutiques sur le jour 1), mais on espère bien demain revenir avec Mythologies et Le petit théatre à minima, et pour Got Five!, il faudra attendre un peu.
Si tu apprécies nos comptes-rendus, n’hésite pas à nous le dire en commentaires ou messages sur nos réseaux sociaux, ça nous fait toujours plaisir. On te donne rendez-vous demain soir pour la suite de nos aventures et découvertes cannoises et merci encore de nous lire.
Edit : il est 1h du mat, et je me rends compte que j’ai oublié Mythologies … ça sera sur l’article de demain 😁