Yōkai

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Yōkai, c’est koa ?

C’est un petit jeu de cartes coopératif pour 2 à 4 joueurs avec une communication très limitée. C’est le petit dernier de chez Bankiiiz Editions, studio isérois ayant déjà réalisé Bubblee Pop, Banquet Royal ou dernièrement.

Après les The Game, The Mind ou encore Fuji, on continue de décliner autour de la non communication à la base même du gameplay.

Un grand jeu dans une petite boite ?

Les yōkai sont des esprits / créatures surnaturelles du folklore japonais. Ici il y aura 4 familles de Yōkai présentes : Kitsune, Rokurokubi, Kappa et Oni joliment illustrées par la talentueuse Christine Alcouffe.
Ces esprits s’étant un peu échauffer, le but du jeu sera de les apaiser en les regroupant par famille, et ce, sans pouvoir parler.

Tu vas mélanger et placer les 16 cartes Yōkai, face cachée pour former un carré de 4 par 4. Sélectionner en fonction du nombre de joueurs un nombre de cartes indice correspondant à l’indication de la règles que tu placeras aussi face cachée sur une pile à côté de l’espace de jeu.

Les 4 familles de Yōkai

Les joueurs joueront tour à tour et pourront soit déclarer que les Yōkai sont appaisés et terminer la partie, soit jouer un tour normal.

Pour jouer un tour, il faut regarder secrètement deux cartes Yōkai, déplacer n’importe lequel ailleurs sur le plateau de jeu pour tenter de les regrouper, puis décider de révéler un indice aux joueurs ou utiliser un indice précédemment révéler pour le positionner sur une carte Yōkai afin de bloquer définitivement sa position, mais aussi indiquer suivant le type d’indice (représentant une, deux ou trois familles), quelle famille il recouvre.

Les 3 types d’indices

Dès qu’un joueur annonce que les Yōkai sont apaisés, nous allons retourner toutes les cartes et vérifier si les 4 familles sont regroupées, c’est-à-dire toutes « adjacentes » au sein d’une famille. Si c’est le cas, c’est une victoire et il faudra compter les points en fonction du nombre d’indices utilisés lors de cette partie.

À savoir que le jeu propose cinq niveaux de difficulté pour corser le challenge une fois le premier niveau maîtrisé. Les niveaux suivant limiteront le choix des indices au dernier par exemple, ou ajouteront des contraintes de proximité entre famille que seul un joueur connaitra, ou encore une contrainte commune finale pour la forme du plateau avant apaisement. De bons casses têtes en perspective !

Une belle victoire !

Pour les enfants :

Là où le thème pourrait être vu comme un peu « mature », nous avons la chance que la plupart de nos enfants connaissent un peu l’univers des Yōkai grâce à un animé assez populaire. Kylian a par exemple retenu les 4 noms de famille des Yōkai 10 minutes après réception du jeu (soit autrement plus vite que ses tables de multiplication…). Le parti pris graphique est osé mais il a fait mouche chez nous. Il correspond magnifiquement à cette ambiance zen qu’on prend plaisir à retrouver sur un jeu coopératif.

La mécanique de Mémory est l’une des plus utilisée sur les jeux pour enfants, et ici elle sera mise à rude épreuve, puisqu’une carte sera déplacée par tour ! Ce qui rendra l’exercice aussi difficile pour les enfants que pour les adultes.

C’est un joli exercice pour eux que d’essayer de comprendre les actions des autres joueurs : pourquoi a t’il déplacé cette carte ici ? L’indice qu’il vient de poser doit me faire comprendre quelque chose ? … Mais aussi d’arriver via les indices, leurs choix de cartes et leurs déplacements de se faire comprendre aux autres joueurs !

Pas un jeu facile (même sur le premier niveau), mais un jeu coopératif agréable et zen avec une difficulté assez modulaire, qu’on recommandera dès 8 ans.

Les parents, vous en pensez koa ?

Assez minimaliste dans son matériel car uniquement composée de très jolies cartes au format carré, Yōkai rejoint le lot des jeux petit format très sympathique que l’on prendra plaisir à faire découvrir et à emmener facilement dans notre sac ou notre valise. La communication étant limitée à nos actions de jeu (choix des cartes qu’on regarde, choix du déplacement, pose des indices…), on évitera les écueils classiques des jeux coopératifs : pas d’effet leader, tout le monde est logé à la même enseigne. Mais l’un d’entre vous devra à un moment prendre le risque d’annoncer l’apaisement des Yōkai, et la tache est particulièrement ardue.

On apprécie beaucoup ce côté zen de la mécanique. C’est silencieux, mais tendus, saupoudré d’observation et d’utilisation de notre mémoire pour arriver à se faire comprendre des autres joueurs simplement via nos différents choix.

Les 5 niveaux de complexité présent dans le jeu assure une bonne rejouabilité ainsi qu’une montée progressive de la difficulté.

Yōkai est donc un jeu malin, plein de charme, et un bon complément aux jeux à communication limitée que sont les The Mind, Hanabi, The Game

Les enfants, vous en pensez koa ?

Bon normalement je suis assez douée dès qu’il s’agit de retenir des trucs et tout, mais quand on a joué pour la première fois pour moi c’était une catastrophe !

En fait je pense que dans ce genre de jeu, il faut vraiment faire en sorte de ne pas être distrait. Car si tu veux avoir une chance de gagner, il faudra pas mal analyser les actions des autres joueurs, et surtout retenir au maximum les positions des yōkai dont tu auras pu voir l’emplacement, car elles risquent certainement de bouger !

Ensuite, tout le concept du jeu, c’est d’être un jeu coopératif où il ne faut presque pas parlé ! Un peu comme The Mind ou The Game que vous connaissez bien ! Et dans ce jeu tu devras toa et tes coéquipiers, faire en sorte de gagner bien sûr, mais aussi de s’assurer que tous les petits groupes de yōkai soient réunis. C’est donc pour ça que c’est super car vous devrez vraiment arrivé à vous entraider, mais sans moyen de communication, et c’est pas si facile que ça !

Puis les illustrations sont superbes je trouve alors ça fait encore un point fort. Et le matériel de ce jeu est très restreint, que des cartes pour jouer, et donc ça peut vraiment être pratique dans certaines situations !

Célya (12 ans)

J’aime bien Yōkai. Au départ j’ai cru que c’était un jeu Yo-Kai Watch, mais après mon papa m’a expliqué que ça l’était pas mais que ça concernait aussi les fantômes japonais. C’est un jeu où il faut beaucoup réfléchir, parce qu’on n’a pas le droit de se parler, et qu’il faut bien mémoriser les positions des personnages, et aussi choisir le bon moment pour poser les indices. Les différents niveaux rendent le jeu de plus en plus difficile. Et en plus j’aime beaucoup les jeux coopératifs ! Je connais bien tous les personnages maintenant parce que j’aime bien l’histoire du jeu et les dessins qui sont bien fait.

Kylian (8 ans)

Au final, on en pense koa ?

C’est beau !
Mécanique intéressante et maline
Les différents niveaux de difficultés
Une chouette variante de coopération à communication limitée

On cherche encore …

2 à 4 joueurs
- de 30mn
8 ans et +

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