Aztec

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Aztec, c’est koa ?

C’est un jeu de bluff et de guessing dans l’univers des Aztèques de Stéphane Baume illustré par Sabrina Tobal tout juste sorti chez Matagot. Pour 3 à 6 joueurs et des parties de 20 minutes environ.

L’histoire se situe alors que tu viens de pénétrer avec succès dans un temple maudit et de découvrir un joli trésor Aztèque, mais quand vient l’heure de le partager, tous les coups sont permis.

Comment on joue rapidement ?

Chaque joueur aura une fiche correspondant à cet aventurier, avec un jeton de votes, 5 cartes joyaux face cachées et deux pierres maudites pour démarrer la partie. Chaque aventurier aura une combinaison de deux joyaux indiquée sur sa fiche qui lui rapportera un point pour chacune parmi les pierres précieuses de couleur rouges, jaunes et bleues. Tous les aventuriers pourront aussi remporter 2 points de victoire par ensemble de pierres bleues, rouges et jaunes à la fin de la partie. Des cartes Artefacts permettront en plus de recevoir des points de victoire ou de renforcer les gains sur certaines combinaisons.

On place les pierres au centre de la table, les cartes Artefacts face cachée, ainsi que les 3 cartes de couleur.

Une partie se déroulera en 5 manches dans lesquelles chaque joueur tirera une carte Joyaux composée de 1 à 4 joyaux de une ou deux couleurs et devra secrètement décider de soit prendre les diamants présents sur sa carte, soit prendre d’autres joyaux l’arrangeant plus.

Chacun devra ensuite à l’aide de son jeton vote recto/verso voter soit pour croire un adversaire, soit pour l’accuser d’avoir menti lors de son choix de joyaux.

On vérifiera un à un si le joueur a menti ou non. Plusieurs cas de figure apparaissent :

  • Le joueur dit la vérité : Il prend définitivement ses joyaux. Si quelqu’un a annoncé l’avoir cru. Il peut défausser une de ses pierres malédictions. Si des joueurs l’accusent à tord, le joueur peut leur donner une pierre maudite, et s’ils sont plusieurs, il peut prendre un artefact parmi trois.
  • Le joueur ment : Si personne ne l’accuse, il prend les pierres qu’il a choisies et peut piocher trois cartes artefacts pour en choisir une. Si quelqu’un l’accuse, il repose les pierres choisies et prend celles de la carte et récupérera une pierre maudite de chaque joueur l’ayant accusé. Si plusieurs personnes l’accusent, chacune pourra aussi piocher trois cartes artefacts et en choisir une.

À la fin de chaque manche, on regardera les majorités de joyaux par couleur, et on donnera au joueur ayant la majorité stricte, les joyaux malédictions présents sur la carte de même couleur. Une fois toutes les majorités faites, on rajoute une pierre maudite par carte de couleur.

Le but étant d’arriver à obtenir le plus de points possible à la fin des 5 manches. Les points étant le cumul des différentes combinaisons qui peuvent scorer en fonction de sa fiche et des artefacts, des points par artefacts, auquel on soustrait les points perdues à cause des pierres maudites.

Pour les enfants :

S’il y a bien une mécanique que nos enfants apprécient particulièrement dans le jeu de société chez nous, c’est le Bluff. De Time Bomb, Loup Garou pour une nuit à Detective Club ou encore Insider, Love Letter … voici une grosse liste de jeu parmi les favoris de nos enfants ! Aztec arrive donc avec un bel avantage sur le sujet puisque c’est réellement la mécanique principale. Il faudra donc mentir (ou pas), afin de collectionner les joyaux qui nous rapporterons le plus de point. Soit grâce à notre personnage et sa combinaison, soit grâce à nos artefacts chèrement gagnés en trompant nos adversaires. Et pour gagner ces artefacts, il faudra faire partie de ceux qui devine quand certains de nos adversaires mentent, ou mentir sans se faire repérer !

On pourra lancer le débat afin de définir s’il faut apprendre à nos enfants à mentir ou non. Chez nous c’est trop tard, ils ne nous ont pas attendu, et sont sans pitié sur le sujet. Quoi qu’il en soit, quand un coup de bluff ou un guessing est correctement réussi, c’est assez jubilatoire et on prendra plaisir à narguer les adversaires de notre petite réussite et à leur donner des pierres maudites de notre fiche personnage ou de la réserve.

Les règles sont assez rapides à prendre en main, mais les conditions d’obtentions d’artefacts ou de pierre maudites sont assez tordues, et peu évidentes à retenir. Il faudra bien 4-5 parties afin de connaitre sur le bout des doigts les différents embranchements suivant si l’on ment ou non et suivant si l’on est accusé ou cru. Heureusement, une carte d’aide de jeu est fourni pour aider chacun à retenir toutes les possibilités, mais cela peut rendre les premières parties un peu confuse sur cet aspect, d’autant plus que l’aide de jeu n’explique pas les conditions de la même manière que la règle. Cela rend tout de même le jeu plutôt adapté dès 9/10 ans.

Pour faire des points, en plus de réaliser des combinaisons, il faudra surtout essayer de ne pas avoir trop de pierres maudites en fin de partie et bien jongler entre vérité et mensonge sans se faire repérer, sous peine d’avoir 15 points de pénalités à retrancher à notre score ! Ce qui pourrait faire un score assez minable en fin de partie 🙂

Drôle, fun et méchant, Aztec est un bon petit jeu de bluff et guessing pour jouer en famille avec ce qu’il faut de stratégie pour ne pas le rendre trop hasardeux non plus.

Les parents, vous en pensez koa ?

Les jeux de bluff chez nous, c’est toujours un peu quitte ou double. Et ici, le jeu divise un peu notamment chez nous les parents, car les enfants eux adorent sans réserve. Je pense que c’est surtout parce que Madame a une grande difficulté à repérer quand l’on ment, et a le talent particulier de se planter systématiquement. Ce qui nous a donné quelques parties assez hilarantes sur le sujet. Après, le jeu faisant beaucoup appel à l’observation, il est difficilement contrôlable et pourrait ne pas plaire aux aficionados de la stratégie long terme.

L’aspect stratégique n’est pas limité au bluff puisqu’il faudra tout de même collectionner les joyaux si l’on veut remporter la partie afin de faire des combinaisons de joyaux (2 points par ensemble de 3 couleurs ou 1 point par combinaison de deux suivant notre personnage) mais aussi essayer d’obtenir des artefacts pour agrandir les possibilités de scoring. Il faudra aussi surveiller en fin de manche les majorités puisque chaque majorité stricte rapportera des pierres de malédiction nous faisant perdre des points en fin de parties ! Suivant l’évolution de la partie et le nombre de pierres de malédiction, nous seront aussi tentés de prendre plus ou moins de risque pour arriver à s’en débarrasser.

Rien à dire sur le matériel, qui fait le job sans problème. Les illustrations de Sabrina Tobal sont aussi très réussies avec notamment 6 personnages très différent et un respect des diversités appréciable.

Le jeu tourne bien sur toutes les configurations mais prend tout de même son envol plus le nombre de joueurs est important. L’aspect “parlante” et ambiance sera encore plus présente à la table de jeu et il y aura plus de chances d’être plusieurs à parier sur le même adversaire. Niveau interaction, c’est assez dynamique, puisqu’il faudra observer avec attention, les fiches personnages et artefacts de chaque adversaire afin d’essayer de cibler le plus efficacement le menteur ou celui disant la vérité suivant ce que l’on cherche à faire.

Aztec est donc un jeu très sympathique dans un petit format (taille et prix) axé sur le bluff et le guessing qui plait énormément aux enfants chez nous.

Les enfants, vous en pensez koa ?

Célya ➡️❤️
Célya (13 ans)

J’aime vraiment beaucoup Aztek, dès la première fois où j’y ai joué j’ai directement accroché et j’étais vraiment à l’aise, comparé à d’autres jeux. Je me suis fait beaucoup de stratégies depuis les différentes parties que l’on a faites, et je crois que ça marche plutôt pas mal ! (Sans aucun narcissisme bien sûr :). Ça va sûrement être compliqué de t’expliquer ça comme ça, mais l’idée c’est de commencer par dire la vérité sur les cartes qui t’ont été données, même si les joyaux ne te plaisent pas forcément. Comme ça si ceux-ci t’avantagent, les autres joueurs vont peut-être penser que tu mens. Résultat ils prennent des malus, tu prends un bonus, et à force de toujours dire la vérité les autres joueurs vont te faire de plus en plus confiance (car c’est vraiment facile de se faire avoir dans ce genre de jeu), et c’est là que tu pourras enfin mentir – si c’est nécessaire -. Et vu que les joueurs auront été habituer à ce que tu dises la vérité, ils vont sûrement continuer à te mettre des jetons verts, et comme j’ai dit ça te permet de récupérer tous les joyaux que tu veux sur les dernières parties, et c’est l’une des meilleures stratégies que j’ai trouvé. Bien sûr elle ne marche pas à tous les coups, et j’ai encore d’autres stratégies qui fonctionnent tout aussi bien, mais le mieux c’est de les alterner, ça frustre les autres joueurs et c’est plus efficace. Sinon c’est vraiment une superbe découverte, le jeu est très simple et pas trop lourd, et il passe vraiment pour toutes les occasions, c’est pour ça que c’est l’un de mes coups de cœurs… Je n’en dis pas plus et je te laisse aller lire l’avis de mon petit frère 🙂


Kylian ➡️Adore
Kylian (9 ans)

J’aime bien parce que c’est rigolo car Maman n’arrive jamais à trouver ceux qui mentent et ceux qui ne mentent pas, du coup elle a toujours plein de malédictions et ça lui fait souvent -15 points dans sa tête. Célya par contre est méga forte et ça rend le jeu beaucoup plus complexe ! Il y a certains Artefacts que j’aime pas trop, comme ceux où il faut faire des combinaisons de 3 de la même couleur, car après on risque de se prendre toutes les majorités de la couleur et plein de pierre maudites qui vont faire perdre des points. C’est compliqué aussi de trouver ceux qui mentent ou pas. Moi j’essaie de regarder si les couleurs qu’il prend correspondent trop à son personnage, là ça veut peut-être dire qu’il ment.

Au final, on en pense koa ?

L’acharnement autour de certains joueurs est hilarant.
Nos enfants sont fans !
Du bluff et du guessing avec suffisamment de stratégie autour des combinaisons de joyaux à réaliser.
Jusqu’à 6 joueurs.

Des conditions (menti, pas menti, accusé, pas accusé) pas évidentes du tout à retenir. Il faudra bien 4-5 parties avant de ne plus utiliser les cartes d’aides de jeu.
Bien accusé, mais être le seul, et ne pas repartir avec un artefact : frustrant.
Nos enfants mentent vraiment trop bien !

3 à 6 joueurs
20min
10 ans et +

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