Bunny Kingdom

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Bunny Kingdom, c’est koa ?

C’est un jeu familial de conquĂȘtes, draft et gestion de ressources dans lequel tu vas incarner des seigneurs lapins đŸ° (oui, oui !), dont le but sera de conquĂ©rir de nouveaux territoires pour le compte du roi Lapinot et d’ĂȘtre le joueur avec le plus de carottes d’or Ă  la fin de la partie !

Ce jeu sorti chez IELLO est l’Ɠuvre de Richard Garfield, bien connu pour quelques jeux de sociĂ©tĂ©s Ă  succĂšs comme King Of Tokyo, Roborally, mais surtout Magic The Gathering le cĂ©lĂšbre jeu de cartes. Alors quand on nous annonce un jeu comme Bunny Kingdom avec une mĂ©canique de draft au centre, notre curiositĂ© est titillĂ©e.

Comment on joue ?

On va jouer en 4 manches, qui se dĂ©rouleront toutes de la mĂȘme maniĂšre :

  • Phase d’exploration avec le draft de 2 cartes.
  • On les joue simultanĂ©ment en plaçant un lapin ou en rĂ©cupĂ©rant le jeton ou la citĂ© correspondant Ă  la carte.
  • Et ainsi de suite jusqu’Ă  ce qu’il n’y ait plus de cartes.
  • Puis une phase de construction, oĂč l’on va placer les jetons et citĂ©s rĂ©coltĂ©s pendant la phase d’exploration.
  • On compte ensuite les points de victoire rĂ©coltĂ©s et on passe Ă  la prochaine manche.

Le matériel du jeu comporte :

  • Un plateau de jeu dĂ©coupĂ© en deux zones : Ă  gauche, le territoire du jeu qu’on appelle « le nouveau monde », Ă  droite, la zone de scoring.
  • Des lapins (en 4 couleurs). Chaque joueur va choisir sa couleur et placer devant lui tous les lapins correspondant, et un lapin sur le zĂ©ro de la zone de scoring.
  • Des jetons ressources, campements et relais aĂ©riens qu’on placera Ă  cĂŽtĂ© du plateau de jeu.
  • Des citĂ©s de diffĂ©rentes puissances (en fonction du nombre de tours carottes qu’elles ont) qu’on placera aussi Ă  cĂŽtĂ© du plateau de jeu.

Chaque zone du nouveau monde est reprĂ©sentĂ©e dans un quadrillage avec une lettre sur la gauche et un chiffre en haut, ce qui servira Ă  cibler la case concernĂ©e par une coordonnĂ©e du type « H2 ». Chaque zone reprĂ©sente soit une citĂ©, et dans ce cas il faut placer une citĂ© de puissance 1 dessus avant de dĂ©marrer la partie, soit un paysage d’un type parmi Foret, Montagne, Mer ou Prairie, pouvant comporter une ressource parmi les trois de base : Bois, Poisson ou Carotte.

On va ensuite distribuer un nombre de cartes indiqué sur le plateau à chaque joueur en fonction de la configuration (2, 3 ou 4 joueurs), et la partie pourra démarrer.

Dans Bunny Kindgom, nous allons avoir plusieurs types de cartes :

  • Les cartes explorations, contenant une coordonnĂ©e ; En haut de la carte sera rappelĂ©e la ressource prĂ©sente sur la case s’il y en a une, ainsi que la puissance de la citĂ© dĂ©jĂ  prĂ©sente. Le dessin de la carte reprĂ©sentera des lapins en actions sur le dĂ©cor de la case. Ce sont les cartes principales du jeu. Elles permettent de prendre le contrĂŽle d’un territoire en y plaçant un de ses lapins.
  • Les cartes de citĂ©s permettent de prendre le bĂątiment correspondant et de le placer sur sa carte en attendant la phase de construction
  • Les cartes campements, relais aĂ©riens et ressources (de bases ou uniques) permettent de prendre le jeton correspondant et de le placer sur sa carte en attendant la phase de construction.
  • Les parchemins qui seront jouer face cachĂ©s, reprĂ©sentent des missions pour le compte du roi Lapinot et rapporteront plus ou moins de point en fin de partie.

Une fois le draft et la phase d’exploration terminĂ©e oĂč nos lapins auront Ă©tĂ© positionnĂ©s sur le nouveau monde en fonction des cartes explorations jouĂ©es, nous pourrons si on le souhaite placer nos diffĂ©rentes constructions (citĂ©s, ressources, campements, relais aĂ©riens…) afin de multiplier les points qui nous seront accordĂ©s en fin de manche.

Les points en fin de manche dépendront de la richesse de nos fiefs. Un fief est un ensemble de territoire juxtaposés orthogonalement dont les cases sont contrÎlés par des lapins de notre couleur. La richesse de nos fiefs est la multiplication du nombre de ressources différentes générées par un fief multiplié par le nombre de carottes de ses cités.

C’est sur ce scoring trĂšs particulier que toutes vos stratĂ©gies se joueront afin d’obtenir les plus gros multiplicateurs en jouant sur les deux tableaux : nombre de ressources diffĂ©rentes et nombre de tours carottes.

Une fois les 4 manches jouées, chaque joueur va révéler tous ses parchemins et ajouter leurs scores si les missions ont bien été réalisées.
Le joueur avec le plus grand nombre de points remporte la partie.

Pour les enfants :

Bunny Kingdom, de par son format (gros jeu avec plĂ©thore de matĂ©riel) et sa durĂ©e (environ 1h/1h15 de jeu), n’est pas adaptĂ© Ă  tous les Ăąges, et nous le recommandons uniquement Ă  partir de 8/9 ans sur un profil d’enfant dĂ©jĂ  trĂšs joueur. Les calculs nĂ©cessaires pour la comprĂ©hension de la richesse de son fief ne sont pas si aisĂ©s pour un enfant, ni l’aspect stratĂ©gique et l’anticipation de positionnement que cela peut demander. Est-ce plus utile de sĂ©parer en plusieurs petits fiefs, ou d’avoir un gros fief. Le jeu nĂ©cessite pendant la partie pas mal de calculs pour dĂ©finir la stratĂ©gie qui nous fera profiter du plus grand nombre de points. Le trĂšs grand nombre de cartes diffĂ©rentes (notamment les parchemins qui peuvent comporter un peu de texte) ne facilite pas non plus la tĂąche.

Une fois cela dit, on a un thĂšme tout choupinou avec un matĂ©riel incroyable, que les enfants auront plaisir Ă  manipuler. Le gameplay du jeu avec cet aspect conquĂȘte est d’ailleurs un peu aux antipodes du thĂšme mais aide Ă  rendre le jeu accessible pour des grands enfants. Il n’est pas Ă©vident de trouver le bon Ă©quilibre entre parchemins et territoires conquis et on devra forcĂ©ment jouer un peu sur les deux tableaux, mais lĂ -dessus, nos enfants nous ont plutĂŽt surpris en nous mettant notamment quelques belles raclĂ©es Ă  plusieurs reprises.

Attention toutefois, car la durĂ©e des parties, et le calcul des points Ă  chaque fin de manche ultra pĂ©nible pourrait rebuter les moins courageux d’entre eux, ce qui serait dommage, tant le jeu Ă  plus chez nous.

Les parents, vous en pensez koa ?

Étant joueur de Magic The Gathering depuis un grand nombre d’annĂ©es, la prĂ©sence de Richard Garfield aux manettes m’intriguent toujours au plus grand point. D’autant plus quand on retrouve cette mĂ©canique de Draft qui a aussi participĂ© au succĂšs de Magic dans certains formats. Le thĂšme complĂštement barrĂ© avec ses lapins et carottes Ă©tait encore plus intriguant. Bunny Kingdom est en tout cas un jeu Ă  part dans une ludothĂšque qui ne ressemble pas Ă  beaucoup d’autres, et dont le plateau et le matĂ©riel ne laisse pas indiffĂ©rent.
Les 4 manches d’exploration/construction se dĂ©roulent avec une grande fluiditĂ©. On draft deux cartes, on pose les lapins correspondant, on prend les jetons ou citĂ©s de nos constructions et on cache nos parchemins, et on enchaine jusqu’Ă  la phase construction oĂč l’on pose nos citĂ©s et jetons. Seul le comptage de point entre chaque manche viendra gĂącher un peu cette fluiditĂ© oĂč il faudra une grande observation du plateau afin de bien compter la richesse de chaque fief en multipliant le nombre de tours par le nombre de ressources uniques gĂ©nĂ©rĂ©es dans le fief, et en ajoutant Ă  cela tous les parchemins avec des scorings plus ou moins Ă©vident. Assez pĂ©nible et mĂȘme un peu longuet. C’est une composante du jeu Ă  accepter en tout cas (10 minutes de comptage de point en fin de partie sont Ă  prĂ©voir).

Sinon, le travail d’Ă©dition est impeccable, on prendra plaisir Ă  manipuler nos nombreux lapins et les superbes citĂ©s. Les dessins des cartes sont sublimes et drĂŽle. La mise en place est rapide et la lecture du plateau, mĂȘme en fin de partie, plutĂŽt bonne. Les stratĂ©gies et possibilitĂ©s pour gagner sont nombreuses, entre les fiefs, les ressources et les parchemins. Il y a peu d’interactions, hormis sur le positionnement de nos lapins, et quelques cartes de parchemins qui dĂ©pendront des jeux adverses. Les campements sont aussi une trĂšs bonne idĂ©e avec une prise de risque importante qui peuvent faire la diffĂ©rence ou nous plomber une partie si un adversaire fini par tomber sur la bonne carte avant nous.

Bunny Kingdom est donc un trĂšs bon jeu Familial+ avec beaucoup de qualitĂ©s, mais aussi quelques dĂ©fauts qui peuvent gĂȘner.
On aime beaucoup cet univers, et nous ne sommes pas les seules car une extension « Bunny Kingdom – In The Sky » est dĂ©sormais disponible.

Les enfants, vous en pensez koa ?

Pour moi Bunny Kingdom est un super jeu, et trĂšs original d’ailleurs : des lapins et des carottes pour un gros jeu comme ça, c’est gĂ©nial ! Et ce « thĂšme » te donnes encore plus envie d’y jouer : un gros jeu avec les mĂȘmes rĂšgles mais un design et thĂšme diffĂ©rent, neutre, comme certains jeux (oui oui), m’aurait dĂ©jĂ  beaucoup moins tenter ! Car personnellement je ne jouerais pas forcĂ©ment Ă  un jeu tout simple sans thĂšme prĂ©cis au premier coup d’Ɠil, mais bien sĂ»r ça se discute !
On retrouve mĂȘme nos petits lapins et autres personnages sur les cartes, ce qui rend la chose un peu plus accessible pour les enfants (8 ans minim.)
Puis, devoir drafter en dĂ©but de partie pour avoir sa rĂ©serve de cartes durant la manche, c’est super aussi car ça t’éviteras des cartes nulles donnĂ©es au hasard. (Sauf si tu fais le mauvais choix), ou que le voisin te refile tous ses parchemins, mais dans ce cas-lĂ  on parlera alors de stratĂ©gies
.
Et il y a pleins de possibilitĂ©s pour gagner, une fois mon petit frĂšre devait clairement avoir un seul fief (et quelques points), donc forcĂ©ment on ne s’attendait pas Ă  ce qu’il gagne. Mais en rĂ©alitĂ© il a bien jouĂ© sa stratĂ©gie car, sans s’en rendre compte, on lui avait refilĂ© quasiment tous nos parchemins qu’on ne voulait pas, durant le draft.
Et devinez qui a gagnĂ© ? Lui bien sĂ»r, il est passĂ© de dernier Ă  premier seulement grĂące aux points que lui rapportait ses parchemins ; pour te dire que mĂȘme en commençant la partie avec des cartes plus ou moins bien, il y a toujours une façon de gagner.

CĂ©lya (12 ans)

J’aime bien parce que c’est pas facile. Il y a beaucoup de choses Ă  contrĂŽler en mĂȘme temps, il faut placer des lapins en choisissant des endroits sur le plateau du nouveau monde, construire aussi ses fiefs avec des citĂ©s et des ressources. Il faut aussi trouver sa stratĂ©gie avec toutes les cartes qu’on a en main. Moi, ma stratĂ©gie, c’est d’essayer de rester que sur un gros fief pour faire plein de points dessus, et quand les cartes ne me plaisent pas, j’essaie de prendre beaucoup de parchemins, car ça rapporte beaucoup beaucoup de points Ă  la fin si tu en prends mĂ©ga beaucoup. J’ai gagnĂ© plusieurs parties avec cette stratĂ©gie grĂące Ă  mes parchemins. J’adore aussi les parchemins qui copie un parchemin d’un voisin, car il faut compter tous les points que chacun pourrait faire pour toi et prendre juste le meilleur. J’aime aussi beaucoup l’extension « In The Sky », mais ça, on en parlera plus tard đŸ€Ș

Kylian (9 ans)

Au final, on en pense koa ?

✅ Le matĂ©riel est superbe
✅ On joue en simultanĂ©e
✅ StratĂ©gies nombreuses, entre les fiefs, les ressources uniques, les parchemins.
✅ Fait rĂ©viser les tables de multiplication

❌Le comptage des points trĂšs pĂ©nible
❌Impossible avant comptage de savoir qui va gagner
❌DurĂ©e plus longue qu’annoncĂ©e : 1h / 1h15 Ă  3-4 joueurs


2 Ă  4 joueurs
30mn Ă  1h
14 et +
Par
Richard Garfield
Editeur
IELLO

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